Cette deuxième chronique plonge dans le grand paradoxe contemporain : jamais le monde n’a produit autant de richesse, et jamais elle n’a été aussi mal répartie.
À partir des données de l’OCDE et de Statistique Canada, on découvre que les 10 % les plus riches détiennent 50 % de la richesse mondiale, tandis que les 40 % les plus pauvres n’en possèdent que 3 %.
Au Canada, l’écart s’est accéléré : le revenu du 1 % le plus riche est aujourd’hui 15 fois supérieur à celui du ménage médian.
Le logement amplifie encore ces écarts : dans les grandes villes, les prix ont grimpé de plus de 50 % en cinq ans, excluant une génération entière de l’accès à la propriété.
Les emplois se polarisent, l’éducation devient un luxe, et la mondialisation, qui a sorti des millions de personnes de la pauvreté, a aussi creusé les fossés à l’intérieur des pays.
Cette chronique explore aussi les rôles du capital, de la technologie et des politiques fiscales.
Elle rappelle que les inégalités ne sont pas une fatalité, mais un choix collectif : un choix de modèle, de redistribution et de priorités.
Et que la croissance, si elle ne s’accompagne pas d’équité, finit toujours par diviser plus qu’elle ne rassemble.
- Othmane Lamzihri
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