Dans ce troisième segment, L’Économie en Mouvement s’intéresse à la santé du dollar canadien, ce baromètre discret de notre économie.
En octobre 2025, le loonie s’échange autour de 0,73 USD, un niveau historiquement bas, mais sans signe de panique.
Pourquoi cette faiblesse ?
La réponse se trouve entre différentiels de taux d’intérêt, prix du pétrole, et ralentissement économique.
La Banque du Canada a ramené son taux directeur à 2,5 %, pendant que la Réserve fédérale américaine maintient le sien à 4,75 %.
Résultat : les investisseurs privilégient le dollar américain, tandis que la croissance canadienne, limitée à 1,3 %, freine les flux entrants.
Cette chronique décortique aussi les effets concrets d’un dollar faible :
il favorise les exportations et le tourisme, mais renchérit les importations et le coût de la vie.
Le loonie est aussi de moins en moins lié au pétrole, car la transition énergétique transforme peu à peu la structure économique canadienne.
Est-ce un déclin ? Pas forcément.
Selon le FMI, la devise est simplement sous-évaluée de 5 à 8 % et pourrait se redresser vers 0,78 USD d’ici 2026.
Le dollar canadien n’est donc pas en chute libre : il reflète un pays en réajustement, entre résilience et redéfinition de son modèle économique.
- Othmane Lamzihri
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